Acer Predator Helios 700 (PH717-71-95MA) : le test complet – 01net.com

Il y a quelques semaines, nous vous présentions en vidéo l’un des derniers monstres du jeu vidéo fraîchement débarqué à la rédaction : l’Helios 700 d’Acer. Ce PC portable 17,3 pouces ne passe pas du tout inaperçu. C’est un cousin éloigné d’un autre Predator,
le Triton 900, avec qui il partage certains points communs, tant esthétiques qu’ergonomiques.

Après l’avoir utilisé longuement, nous sommes prêts à vous donner un avis ferme et définitif sur ce gros PC portable dont l’une des particularités est d’avoir un clavier qui coulisse vers l’avant. Nous précisons que la version testée ici a pour nom de guerre : PH717-71-95MA, et qu’elle coûte environ 3200 euros. Des modèles moins onéreux sont disponibles sur la Toile mais comptez tout de même un budget de 2500 euros minimum pour mettre la main sur un Helios 700.

Comme nous avons déjà abordé pas mal de points concernant la finition du Helios 700 dans la vidéo et dans
notre premier article, nous n’y reviendrons pas en détail.

Toutefois, rappelons que nous sommes en présence d’un PC portable gamer qui adore le plastique épais et qui pèse la bagatelle de 4,8 kilos. Un poids auquel vient s’ajouter celui de l’adaptateur secteur : 1,49 kg.

Pour vous dissuader totalement de l’emmener en balade, sachez que son épaisseur est de 5,2 cm au plus haut, écran fermé. Toutefois, une telle hauteur permet à Acer de placer deux sorties vidéo plein format à l’arrière, ainsi que la prise d’alimentation. Sur la gauche se trouvent deux prises USB 3.1, le port réseau ainsi qu’une entrée micro et une sortie casque. À droite, enfin, ce sont trois connecteurs USB qui occupent l’espace, deux sont des Type-C, dont un peut servir de sortie vidéo supplémentaire et l’autre est compatible Thunderbolt 3.

Acer Predator Helios 700

La place de ce PC portable est à la maison, sur le bureau, cela ne fait aucun doute. Son autonomie mesurée à 2 h 06 dans le meilleur des cas (pas en jeu donc), ne vous permettra de toute façon pas d’aller bien loin. En matière de gabarit, cet Helios vient se confronter à
l’Alienware Area-51m. Toutefois au niveau de l’ergonomie et de la configuration, ces deux-là ne se ressemblent pas du tout.

Acer Predator Helios 700

Helios 700 : un clavier peu commun aux fonctions multiples

Au premier abord, le clavier de l’Helios n’a rien d’extraordinaire. Comme sur toutes les machines de jeu, la course des touches est assez courte et toutes sont rétroéclairées en bleu. La couleur est personnalisable via le logiciel Predator Sense.
Les touches ZQSD et les flèches directionnelles profitent d’une sérigraphie et d’une forme un peu différente des autres, car elles sont communément utilisées dans les jeux. Le contour du touchpad est lui aussi éclairé, pour être plus facilement visible dans l’obscurité.
Premier élément peu commun, Acer fournit des touches de rechange ainsi qu’un petit outil pour les démonter/remonter sans tout casser.

Acer Predator Helios 700

Sur le haut, à gauche, se trouve trois touches programmables, une autre qui permet de passer d’un profil de programmation à un autre et, enfin, la touche Turbo. Mais nous y reviendrons plus tard.

Acer Predator Helios 700

Comme l’indique un petit autocollant, il est possible de faire coulisser le clavier vers soi. Il suffit pour cela d’en attraper le bord supérieur et de le tirer. À quoi cela sert-il ? Deux choses.

La première, c’est une position que l’on pourrait presque assimiler à celle d’un clavier de PC de bureau, afin d’avoir un peu plus de recul par rapport à l’écran 17,3 pouces.

Acer Predator Helios 700

Les repose-paumes sont légèrement inclinés, tout comme le touchpad. Cela maintient les poignets dans une position un peu plus confortable que sur la plupart des PC portables pour joueur. Autre petit avantage, le risque de heurter le touchpad avec le pouce gauche, alors qu’on est en pleine partie, est réduit. Ce genre de mouvement parasite pourrait avoir des conséquences « catastrophiques » quand on joue à des jeux de tir à la première personne en ligne, par exemple.

La seconde bonne et solide raison que vous auriez à faire glisser le clavier vers vous quand vous vous servez de l’Helios, c’est que vous entendrez un signal sonore vraiment peu discret accompagné d’un bruit de turbine. C’est signe que l’overclocking des composants est activé et que l’Helios est prêt à rugir.

Acer Predator Helios 700

En bonus, vous apercevrez les ventilateurs de la machine ainsi que, cachés derrière un morceau de plexiglas et presque transparent, une partie des calodoucs. Et pour refroidir la mécanique de cet Helios 700, il faut au moins tous ces éléments, surtout lorsqu’on applique les différents profils de surcadençage.

Acer Predator Helios 700

Vous l’aimez comment : puissant ou puissant à l’extrême ?

Plusieurs configurations de l’Helios 700 sont proposées sur la Toile. Celle que nous avons testée est sans doute l’une des plus puissantes. Elle embarque un Core i9-9980HK (le top du top des processeurs Intel pour PC portable), 32 Go de mémoire DDR4, 512 Go de SSD et 1 To de disque dur et une Nvidia GeForce RTX 2070 normale (par opposition au modèle Max-Q).

Faut-il préciser qu’avec ce cocktail très vitaminé, il est possible de faire tourner tous les jeux du moment, en Full HD, sur l’écran 17,3 pouces de la machine ? Il en va de même pour les applications de montage ou de retouche photo, voire de modélisation 3D. Bref, rien ne lui résiste aujourd’hui et il en sera de même avec les applis et les jeux à venir dans les deux prochaines années. Au moins.

Acer Predator Helios 700

Confronté à quelques-uns de ces camarades de jeu, le Helios 700 – en vert foncé – s’en tire plutôt bien dans PC Mark 10.

PC Mark 10 Global Score

Dans les jeux vidéo, il parvient aussi à se tailler le part du lion, même si sa plate-forme technique ne peut décemment pas rivaliser avec celle de l’Area-51m (équipé d’une RTX 2080 et d’un processeur pour PC de bureau, on le rappelle). Les scores reportés ici sont ceux obtenus avec le clavier en position classique.

Helios 700

L’Helios 700 propose quatre modes de fonctionnement distincts : clavier en position classique ou clavier déployé avec 3 réglages – Rapide/Boosté/Extrême – à activer avec le bouton Turbo. Nous avons donc fait des relevés dans chacun d’eux pour constater quelles étaient les améliorations.

Acer Predator Helios 700

Le graphique ci-dessus parle de lui-même, on gagne au mieux 6 images par seconde de moyenne dans nos deux jeux de référence entre une utilisation en mode classique et en mode Extrême. Cela pourra peut-être parfois faire la différence dans certains jeux, mais pour l’heure, activer le mode le plus extrême ne vaut pas le coup, d’autant plus que chaque passage de vitesse s’accompagne d’un peu plus de bruit.

Il souffle très fort, mais c’est pour la (bonne) cause

Nous n’avons pas fait de relevés de bruits et de température pour chaque mode. Toutefois, nous avons réussi à faire hurler le système de ventilation jusqu’à 60 dB en stressant au maximum la configuration, en mode Extrême. C’est… assourdissant. Cela pourrait même constituer un motif valable pour se faire jeter de chez soi. Bien entendu, pour les sessions de jeu nocturne en secret, ça va être très compliqué.

En aparté précisons que dès que vous mettez la machine en marche, un cri semblable à celui du Predator retentit dans la pièce. Comme nous le disions plus haut, lorsque vous faites glisser son clavier, la machine produit aussi des bruitages. Non, la discrétion, vraiment, n’y comptez pas.

Mais, peu importe le profil de performances utilisé, le processeur ne throttle jamais (il n’abaisse pas sa vitesse pour se prémunir contre un coup de chaud). Chapeau. Mieux, le bougre se paie le luxe de conserver le mode Turbo Boost enclenché ! Même dans les scénarios de charge les plus éprouvants de notre arsenal, les fréquences relevées restent au-dessus des 2,4 GHz de base.

Acer Predator Helios 700

La température, pour sa part, n’excède jamais 34,2°C sous la machine lorsque le clavier est déployé. Le mercure peut grimper jusqu’à 40,6°C dans le cas contraire.
Il n’en demeure pas moins que ces relevés sont tout à fait convenables pour une machine de ce calibre. Puisqu’il y a tout de même peu de chance que vous preniez l’Helios 700 sur vos genoux pour jouer, vous êtes – dans tous les cas – à l’abri d’un coup de chaud sur les cuisses.

Lorsque le clavier est déployé, notez que le thermomètre affiche jusqu’à 46,4°C sur la partie en plexiglas située au niveau du haut des touches. Ne posez donc rien à cet endroit-là, ce n’est pas un vide-poche !

Un écran 144 Hz très porté sur le bleu

Terminons par un mot sur les prestations de l’écran 17,3 pouces de l’Helios 700. Sa dalle IPS est mate et affiche les jeux et autres applications en Full HD. La vitesse de rafraîchissement peut monter jusqu’à 144 Hz et comme la technologie G-Sync de Nvidia est présente, l’enclencher évitera les effets visuels de déchirements (tearing) et la perception des ralentissements lorsque le nombre d’images par seconde affichées baisse subitement et fortement. Attention cependant, la carte graphique affichera 144 ips maximum si G-Sync est activé.

Acer Predator Helios 700

Les différentes mesures techniques effectuées à la surface de la dalle sont assez décevantes pour une machine de ce prix. La luminosité maximale moyenne est de 260 cd/m2 avec un pic à 293 cd/m2 au centre. C’est bien en dessous de la moyenne qui se situe aux alentours des 300 cd/m2. En revanche, le taux de contraste est de 1356:1 avec une homogénéité des noirs plus que correcte. Il sauve la mise, malgré un léger effet de clouding visible (aura blanchâtre) dans le coin inférieur gauche de la surface d’affichage.

Quant à la fidélité des couleurs, ce n’est pas son truc. Le deltaE de l’écran est de 5,53 soit l’un des plus mauvais que nous ayons mesuré ces dernières semaines (0 étant le mieux) dans la catégorie des PC portables pour joueurs.
Dans le détail, les bleus sont faux et les rouges, un peu bouchés. D’ailleurs, la température colorimétrique est constamment au-dessus des 7300K alors qu’elle devrait être plus aux alentours des 6500K. Il faudra donc nécessairement calibrer cet écran 17,3 pouces à l’aide d’une sonde et d’un bon logiciel pour espérer faire de la retouche colorimétrique de précision.

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