Sète : Romain crée des visières de protection pour les soignants avec son imprimante 3D – Midi Libre

Romain Vireton a rejoint une initiative lancée au niveau national et appelle tous les possesseurs d’imprimantes 3D à faire de même pour se montrer solidaires durant cette crise sanitaire.

Il en a déjà imprimé plusieurs dizaines. Chez lui, à Sète,  où il est confiné depuis la fermeture au public de son lieu de travail, Romain Vireton a en effet décidé de se rendre utile. Alors avec son imprimante 3D, il imprime et fabrique des visières de protection destinées en premier lieu aux soignants. 

En complément des masques

« Cela vient en complément des masques », précise le jeune imprimeur amateur. L’imprimante sert à créer un serre-tête, sur lequel on applique ensuite une couverture transparente (généralement ce que l’on utilise pour les reliures). Cela protège en tout cas des projections et s’avère facilement nettoyable ou changeable. « Il suffit de désinfecter avec les produits habituels. »

Un exemple de visière.
Un exemple de visière.
– D.R.

De Sète à Béziers

Ses visières sont déjà parties vers le centre hospitalier de Béziers, bientôt vers celui de Sète (commande en cours de réalisation). Des infirmiers libéraux sont aussi venus s’équiper, à Sète et Montpellier, comme Audrey Garcia-Contini, venue chercher ses visières ce samedi 28 mars. Romain en a déjà livré « plus d’une soixantaine, à des soignants, mais aussi à un boulanger sétois dont la femme est infirmière. Il y a pas mal de demandes ! » Au nombre desquelles figurent celles d’Ehpad locaux également. « Il y a aussi des pharmaciens intéressés. », ajoute le Sétois. 

On veut montrer aux gens que l’on peut essayer d’aider comme on peut, avec le peu de moyens que l’on a.

Le tout est entièrement gratuit. Romain et ses camarades assument pour l’instant seuls le coût des impressions et des matières premières. « On veut montrer aux gens que l’on peut essayer d’aider comme on peut, avec le peu de moyens que l’on a ».

Romain Vireton et son imprimante en plein travail.
Romain Vireton et son imprimante en plein travail.
– D.R.

Mais pour leur permettre de faire plus et plus longtemps, les apports de bobine PLA (la matière première utilisée par les machines 3D, vendue 20 € le kg, ce qui permet de réaliser plusieurs centaines de supports), en feuilles servant à monter les visières (autour de 10 € les cent) et en élastiques sont acceptés avec joie. Romain d’insister : « on est bénévoles et surtout solidaires ! »

Entre 500 et 600 commandes

« D’habitude, j’imprime des jetons, des panneaux, des petites créations, précise celui qui travaille au casino de Balaruc. J’aime le côté créatif. Dès qu’il manque quelque chose, je pense à le réaliser en 3D. » Désormais, la situation est beaucoup plus sérieuse.

Romain Vireton travaille sur les commandes avec d’autres possesseurs de machines situés à Frontignan, Agde, Vendargues, notamment. « Mais nous ne sommes pas assez par rapport à la demande » et de préciser avoir déjà reçu entre « 500 et 600 » commandes. 

Appel à participer

« On voudrait toucher encore plus de monde », explique le jeune homme, qui administre désormais une page Facebook (Shields – visieresolidaire – covid19 – Hérault (34)) réunissant d’autres « printeurs ». Il appelle aujourd’hui toute personne ou toute entreprise possédant une imprimante 3D à rejoindre le mouvement, qui a été lancé depuis l’Essonne par un autre jeune Français, Anthony Seddiki. Sur l’Hérault, ils sont actuellement une dizaine à imprimer et espèrent être très vite imités afin d’aider un maximum de soignant à se protéger le mieux possible. 

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