Revolut signe la plus grosse levée de fonds de la fintech européenne – Les Échos

Publié le 25 févr. 2020 à 5h55Mis à jour le 25 févr. 2020 à 9h50

Revolut n’est pas seulement douée pour attirer les clients. Elle sait aussi séduire les investisseurs : la néobanque britannique, qui n’a pas encore fêté ses 5 ans, a annoncé ce mardi avoir levé 500 millions de dollars (460 millions d’euros), un nouveau record pour une fintech européenne.

Revolut avait déjà 
levé 250 millions de dollars en 2018

auprès de plusieurs fonds, notamment DST Global, créé par le milliardaire russe Iouri Milner. Cette fois, c’est le fonds américain TCV qui a mené le tour de table avec plusieurs autres investisseurs (DST Global à nouveau, Lakestar…) valorisant la fintech de Nikolay Storonsky aux alentours de 5,5 milliards de dollars. Lors de la levée de fonds de 2018, l’entreprise était valorisée 1,7 milliard de dollars.

Un million de clients en France

Revolut, qui compte 2.150 salariés, a connu une croissance stratosphérique à l’image des autres acteurs du secteur (N26, Monzo…). La fintech, qui aime se comparer à un « Amazon de la banque », a développé de nombreux services : transfert d’argent instantané, paiement multi-devises et, plus récemment, achat et vente de cryptomonnaies, trading, assurances (notamment pour les voyages)… 

Avec la licence bancaire obtenue en 2018 en Lituanie, et celle d’établissement de paiement au Royaume-Uni, elle a développé de nouveaux produits comme les crédits à la consommation. Revolut travaille d’ailleurs sur d’autres offres de crédit, qui pourraient éventuellement aller jusqu’au prêt immobilier… « Leur capacité à innover est leur principal atout », explique Julien Maldonato, associé conseil Innovation chez Deloitte.

Résultat, la société a réussi à attirer des millions de clients. Elle en revendique même plus de 10 millions, essentiellement basés en Europe. La société veut se développer aux Etats-Unis. En France, Revolut aurait plus d’un million de clients. Mais la fintech n’est pas encore rentable, notamment à cause de ses lourds investissements pour conquérir des clients.

Le défi de la rentabilité

En 2018, elle a enregistré une perte avant impôts de 33 millions de livres (37,6 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 58 millions de livres (66,15 millions d’euros).

Une situation qui pourrait justement changer. Avec les fonds « nous allons maintenant nous concentrer sur la recherche de la rentabilité », explique Nikolay Storonsky. Sans donner d’objectifs précis, la fintech veut surtout miser sur les services payants aux clients. « Nous voulons renforcer l’usage quotidien de nos produits, et donc notre rentabilité », explique un porte-parole de la société.

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